Non, votre père ne peut vous déshériter (héritier réservataire). Dans certains cas limitativement prévus par la loi, un enfant peut être privé de tout droit dans la succession de son parent. Ainsi, s’il a été condamné pour avoir tué ou tenté de tuer le défunt, s’il l’a calomnié ou s’il n’a pas dénoncé son meurtrier. Les simples disputes n’entraînent pas la privation de vos droits dans la succession.
Le principe ci-dessus évoqué s’applique à toutes les successions.
La possibilité de racheter un logement sans attendre le divorce dépend tout d'abord du régime matrimonial sous lequel vous êtes mariés. Si vous êtes mariés sous un régime de communauté, les difficultés apparaissent. En effet, la communauté dure tant que dure le mariage. Ce qui veut dire que jusqu'au jugement de divorce, tous les biens achetés par l'un ou l'autre des époux, même séparément, entrent en principe en communauté et donc appartiennent aux deux.
Pour éviter l'entrée du bien en communauté, la meilleure solution est d'acheter en faisant, dans l'acte d'achat, une déclaration de remploi. Parlez en à votre notaire qui vous conseillera utilement sur ce sujet.
Vous pouvez, conformément à l’article 815-13 du code civil, demander à vos coindivisaires une indemnité au titre de la plus-value apportée par les travaux au bien.
Oui, car le code général des impôts ne permet la déduction des frais funéraires qu’à hauteur de 1.500 euros.
La charge définitive de ce passif de succession pèse sur tous les enfants pour son montant total. Vous pouvez donc réclamer à vos frères et sœurs le remboursement de la quote-part leur incombantUne chose est sûre : vous n’avez aucun droit sur la maison. Celle-ci n’appartient qu’à votre mari.
Vous ne pourrez lui réclamer le remboursement de l’argent que si certaines précautions ont été prises.
Il eut été prudent, dans ce cas, de faire signer par votre conjoint une reconnaissance de dette précisant l’objet du prêt. En effet, il ne suffit pas de prouver que vous lui avez remis l’argent.
À défaut, vous risquez de n’avoir aucun droit sur la maison et serez considérée comme ayant fait une donation à votre conjoint ! (celle-ci étant devenue irrévocable)
Que vous soyez mariés, pacsés ou concubins, si vous n’avez pas prévu de mesure spécifique, le juge désignera un tuteur.
En revanche, depuis la loi du 5 mars 2007, il vous est possible de donner un mandat de protection future à une personne de confiance. Le mandat peut s’établir sous seing privé. Il accorde alors à la personne de votre choix le droit de gérer vos biens. Si le mandat est établi par acte notarié, il accordera alors davantage de pouvoir au protecteur (il pourra par exemple vendre vos biens, si nécessaire), et donc une meilleure protection pour le protégé. Dans tous les cas les deux personnes liées par le mandat de protection future doivent cosigner l’acte.
La signature du compromis engage définitivement l’acquéreur qui ne peut renoncer à acheter. En principe, la clause du contrat doit donc recevoir application mais le juge peut en décider autrement : il peut réduire ou augmenter le montant du dédommagement prévu en votre faveur dans le contrat.
Oui, car conservant ses archives pendant 100 ans, le notaire peut vous communiquer copie d’ actes datant de plus de 75 ans ou de plus de 25 ans depuis le décès de la dernière des parties à l’ acte. Toutefois, il est en droit de vous facturer des frais de copies.