lorem
Trouver un notaire
Annuaires

Marché immobilier : tendance et évolution des prix de l'immobilier

L'analyse du marché immobilier est issue de la Note de conjoncture immobilière des notaires de France. Elle présente la conjoncture immobilière en France : tendance et évolution des prix de l'immobilier.


Le marché immobilier dans l'ancien

Avec 970 000 transactions dans l’ancien en province, l’année 2018 s’est terminée… comme elle avait commencé ! Le nombre de transactions relevé en fin d’année dernière est en effet sensiblement équivalent à celui constaté un peu plus d’un an auparavant (968 000 transactions en décembre 2017). Le cap symbolique du million de transactions n’aura donc pas été franchi en 2018. Peut-on, d’ores et déjà, anticiper l’atteinte d’un plateau chronique perché à une altitude de 970 000 transactions, et imaginer une stabilisation pérenne de tels volumes sur les mois voire les années à venir ?

Le volume des ventes immobilières

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

En immobilier comme ailleurs, il n’existe plus guère de marchés modélisables sur le très long terme. Bonne ou mauvaise, c’est une tendance économique mondiale à laquelle il convient désormais de s’aguerrir. Certes, l’analyse des volumes des 20 années antérieures (et notamment de la période 2000-2008) tablerait plutôt sur des seuils proches des 850 000 transactions. Ce serait toutefois faire abstraction totale de la production de logements intervenue depuis deux décennies, et d’un nombre de logements mutables ayant considérablement augmenté.

Par ailleurs, aucun des paramètres connus à ce jour ne laisse entrevoir un risque de décrochage à court terme :

  • Les taux d’intérêt, fondamentalement et historiquement faibles, solvabilisent les acquéreurs et permettent à ceux qui étaient auparavant sortis du marché de l’accession de s’y pro-jeter à nouveau.
  • Ces taux semblent établis à des seuils bas, au moins à court terme, ce qui motive les candidats à l’acquisition, toutes catégories confondues. Le marché immobilier, massivement orienté par l’emprunt, s’en ressent indéniablement.
  • L’immobilier demeure une valeur refuge, qui ne connaît que peu d’équivalents.
  • La confiance des particuliers dans ce marché ne semble pas atteinte par les mouvements sociaux touchant chroniquement la France depuis plusieurs mois.
  • Bien que trop souvent annoncés comme en forte hausse, les prix demeurent généralement stables voire en baisse (sans même parler de leur éventuelle correction des effets de l’inflation) ; les tendances haussières de l’Île-de-France et de quelques métropoles régionales (Nantes, Rennes, Lyon et Bordeaux, pour l’essentiel) ne résument pas, à elles seules, le marché national.
  • Il est, à ce titre, intéressant de noter, qu’au global et depuis mi-2018, la tendance haussière des prix des appartements ne concerne même pas la moitié des départements (45 % en hausse, contre 40 % en baisse et 15 % stables).

Sur ce dernier point, nous ne pensons pas, cependant, que cette relative disparité des prix en province soit révélatrice d’une brèche annonciatrice d’un retournement de conjoncture. Bien au contraire, et dans la mesure où, en 2017, la tendance par départements était majoritairement haussière (pour environ 60 % d’entre eux en moyenne), elle semble, à l’inverse, annoncer un mouvement de stabilisation des prix et, par conséquent, un assagissement du marché. La stabilisation générale des prix est en effet de nature à préserver des volumes de transactions élevés et donc, un marché dynamique et en bonne santé.

À ce titre, il est à noter que même la ville de Bordeaux, spécialiste depuis bientôt 3 ans de la croissance à deux chiffres, voit sa courbe de hausse de prix ralentir (en prix médians, +5,7 % sur un an pour les appartements anciens au quatrième trimestre 2018 et +8,3 % pour les maisons anciennes). Cela est de bon augure, tant ses récentes performances semblaient de moins en moins en adéquation avec les revenus moyens de ses habitants et son marché locatif, pour ne parler que de paramètres purement liés à l’accès au logement. Gageons que cette esquisse d’ajustement traduise l’atteinte d’un plafond, et que celui-ci ne soit pas fait de verre. Toujours est-il que Lyon, récemment dépassée par Bordeaux en termes de prix, affiche désormais une croissance supérieure, à même de lui permettre de reprendre ses droits !

La situation géographique et le bassin d’emploi sont déterminants. Ainsi, la corrélation entre la vigueur du marché immobilier et l’évolution du marché du travail se vérifie. Les écarts continuent de se creuser entre les secteurs très recherchés parce que très dynamiques au niveau de l’emploi et les autres. Plus on s’éloigne des zones économiques, et plus la situation devient compliquée au niveau de l’ancien. La fracture entre deux France s’affirme un peu plus sur un marché qui ne reste dynamique que dans les zones économiquement fortes.


Évolution des indicateurs avancés basés sur les avant-contrats en France métropolitaine : projection à fin mai 2019.

D’après les indicateurs avancés jusqu’au mois de mai 2019, la tendance haussière se poursuit autour de 3 % par an. À fin mai 2019, les évolutions annuelles seraient de l’ordre de +4,4 % en appartements et de +2,4 % en maisons. D’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats des Notaires du Grand Paris, les prix dans la capitale devraient atteindre 9 790 € en mai 2019, soit +6,3 % en un an.

Note de conjoncture immobilière - Avril 2019 - Notaires de France

En Province, la tendance issue des indicateurs avancés est proche de la tendance nationale, avec une projection de la hausse annuelle à 4 % sur le marché des appartements et à 2,2 % sur celui des maisons à fin mai 2019.

Au niveau des plus grandes villes, en appartements, les prix à Toulouse, Bordeaux, Rennes, Nantes et Lyon continueraient de progresser entre 5 % et 10 %. À Marseille et Montpellier, les prix se stabiliseraient.

En maisons anciennes, les prix des principales agglomérations resteraient orientés à la hausse, à l’exception de Toulouse qui se stabiliserait.


Le marché immobilier dans la neuf

Marché du neuf : les chiffres clés à fin janvier 2019

Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Consulter la Note de conjoncture immobilière en PDF interactif

Vos questions fréquentes